Appeal to protect the Cultural Heritage in Syria

Serious damage and destruction to cultural heritage by Syrian army

Published on 21 April 2012

Author(s): The Syrian archaeological heritage under threat

Type:  Appeal

A group called The Syrian archaeological heritage under threat published an appeal (in French) to protect the Cultural Heritage in Syria addressed to the internal community and its scientific institutions. It includes a comprehensive account of the destructions and damage of Syrian's cultural heritage. 


Appel à la préservation du patrimoine culturel syrien adressé aux institutions scientifiques internationales et à la communauté internationale

Le patrimoine archéologique syrien subit divers types de dommages et de dégradations à différents degrés, qu’il s’agisse de monuments ou de quartiers historiques, de sites archéologiques, de musées ou de lieux de culte. Ces destructions ont commencé dès le 15 mars 2011, date de la montée en puissance du soulèvement syrien.

Par cet appel, nous souhaitons porter ces destructions à la connaissance de tous et inviter la communauté internationale à soutenir et accompagner l’inventaire et la dénonciation d'exactions portant atteinte à un patrimoine qui, à plus d’un titre, concerne l'humanité tout entière.

Nous souhaitons que cet appel puisse devenir le fondement de travaux à venir sur la question des dommages infligés aux biens culturels du pays. Il a aussi pour objectif d'éviter que se reproduisent des destructions aussi graves et généralisées que celles qui ont eu lieu lors de la répression subie par la ville de Hama en 1982, qui a notamment vu ses quartiers historiques et son patrimoine mobilier dévastés, ainsi que son musée pillé, déprédations dont personne n'a jamais osé parler depuis.

Nous présentons dans ce qui suit les premiers dommages constatés et les dangers qui pèsent sur le patrimoine historique et culturel syrien (dans certains cas classé patrimoine mondial de l'humanité). Ensuite, nous proposons un classement de ces dégradations en fonction de leur nature et de leur gravité.

Les informations ci-dessous proviennent de sources diverses : photos et vidéos transmises via les réseaux sociaux, témoignages anonymes de correspondants sur place et plus rarement articles de presse.

1 - Lieux de culte et édifices religieux

Après que les premiers temps de la révolution en Syrie eurent démontré que les lieux de culte constituaient des foyers de contestation, nous avons observé différents types de dégradations manifestes et systématiques commises par l'armée régulière syrienne à l’encontre de ces édifices.

Ces dégradations ont été perpétrées à l’encontre de plusieurs lieux de culte, notamment différentes mosquées classées dans la liste des biens culturels syriens. Nous en citerons quelques exemples.

  1. Les mosquées Omari à DER'A, BOSRA (esh-Sham ?) et INKHIL, édifices qui remontent à l'époque proto-islamique. Elles sont considérées comme appartenant aux plus anciennes mosquées de l'Islam et témoignent du plan d'origine des lieux de culte musulmans. Celles de Der'a et Bosra furent fondées à l'époque du califat d’Omar Ben Khattab au VIIe siècle.
  2. Dans la ville de HOMS, le minaret de Ka'ab el-Ahbar à Bab Drib a été partiellement détruit, et la mosquée Khaled Ibn Al-Walid, symbole de la ville de Homs, a été bombardée.
  3. Dans la province d'Idlib, ont été bombardés le minaret historique de la mosquée al-Tekkiyeh de la ville de ARIHA ainsi que l'ancienne mosquée de la ville de SERMIN.
  4. Un obus a traversé un mur dans le monastère Notre-Dame de SEYDNAYA, dont la fondation et la construction initiale remontent à l'époque paléochrétienne de Justinien, en 547 ap. J.-C.
  5. On a observé d’innombrables impacts de tirs sur l'ensemble de la cathédrale de la Sainte Vierge Umm el-Zinnar à HOMS, qui remonte à l'époque paléochrétienne.

Ce qui précède relève soit de tirs ou de bombardements de l'armée opérés à distance, soit de l'intervention directe de troupes dans l’enceinte même des monuments, comme à la mosquée al-Omari de DER'A, où, pour fabriquer des caches d’armes et discréditer les opposants qui s'étaient réfugiés dans le bâtiment, des excavations ont été pratiquées. On note également la transformation de lieux de culte en cantonnements militaires.

Enfin, on doit faire état des nouvelles très alarmantes reçues dernièrement à propos des dommages subis par DEIR MAR MOUSA AL-HABASHI, lorsque des bandes armées à la recherche du Père Paulo ont pénétré ce lieu sous le prétexte qu'il y cachait des armes. Les fondations de ce monastère sont mentionnées pour la première fois dans un manuscrit syriaque daté de 575, en tant que bastion romain, avant qu'il ne soit transformé en monastère. Les vestiges présents dans l'actuel monastère remontent aux XIe et XIIe siècles.

2 - Pillage de vestiges ou facilitation du pillage

Mentionnons en premier lieu la lettre officielle adressée par le Premier Ministre syrien à différentes administrations et ministères du pays. Selon ce document émanant du gouvernement de Damas, le pays était menacé d’infiltration par des groupes criminels équipés d'outils de haute technologie et spécialisés dans le vol de manuscrits et d'antiquités ainsi que dans le pillage des musées. Cette lettre, datée du 7 juillet 2011 et signée d’ Adel Safar, porte le numéro 9575/1 .

Notons que des manuscrits sont conservés dans plusieurs bâtiments de Damas (le centre des archives historiques, la Bibliothèque al-Assad, la bibliothèque de la Grande Mosquée des Omeyyades), mais aussi dans la plupart des bibliothèques du pays, notamment à Alep.

Cette lettre du gouvernement peut être considérée comme un document assez curieux, puisqu'elle a été diffusée à un moment où les mouvements de contestation étaient limités. En avance de beaucoup sur les événements, elle anticipe donc sur une situation de chaos a priori imprévisible à l'époque. Cette lettre peut être interprétée comme un blanc-seing officiel, destiné, en prévision des futurs pillages à disculper à l'avance ceux qui s’en rendraient coupables au plus haut niveau.

Il est connu que le régime a lui-même organisé un marché des antiquités volées, notamment sous la conduite de Rifa'at al-‘Assad. Tous les Syriens savent que le port à partir duquel opérait Rifa’at était Lattaquieh (pillages archéologiques et autres trafics). De surcroît, les fouilles clandestines, menées notamment dans la ville antique d'APAMÉE, ont donné lieu au pillage d'une mosaïque très précieuse. A cela s'ajoute le pillage de deux chapiteaux de la colonnade du decumanus en plein coeur de cette ville. De même, on a observé plusieurs cas semblables de pillages dans divers sites archéologiques des différentes provinces du pays.

Notons que les forces de sécurité ont commencé à vider plusieurs musées, comme le musée de DER'A et le musée national d'ALEP, ainsi qu'une partie des objets conservés dans les musées de QUNEITRA, de HAMA et de HOMS. Ces collections ont été transférées soit à Damas, soit dans divers autres endroits inconnus.

D'autres problèmes majeurs semblent aussi exister dans d'autres régions, notamment celle d'Idlib, dans laquelle le sort du musée régional est plus qu'incertain. Tout aussi incertain est celui du magnifique musée de MA'ARET EL-NU'MAN. Enfin, toujours dans cette même région, on rapporte le pillage du Centre archéologique d'Ebla (actuel TELL MARDIKH, puissant royaume syrien des IIIe et IIe millénaires).

Le musée de DEIR EZ-ZOR suscite également de très vives inquiétudes. Centre régional de conservation du produit des fouilles de la province de Deir ez-Zor mais aussi de la Jezireh (deux régions parmi les plus riches en vestiges), ce musée est le dépositaire d’une des plus importantes archives mondiales en écriture cunéiforme de différentes époques (IIIe à Ier millénaires).

On doit également mentionner le danger majeur que court le patrimoine mobilier ou immobilier de la cité caravanière de Palmyre, où d’incessants mouvements de troupes ont lieu selon les sources locales.

Dans la province de Hama, la citadelle de Shaïzar a subi de graves dommages : l'intérieur a été partiellement pillé après que la porte principale a été fracassée.

3 - Le bombardement direct du patrimoine immobilier

À la date de la rédaction de cet appel, plusieurs sites archéologiques et monuments historiques ont subi des bombardements directs dans plusieurs provinces du pays.

  • Les plus violents sont ceux qui touchent les villages historiques du MASSIF CALCAIRE (villes mortes de la région d'Idlib). Ils sont perpétrés par l'armée syrienne et les forces de sécurité (voir plus bas).
  • En sont victimes certains sites et monuments de la province de Der'a, notamment dans les villes de INKHIL, DA'IL, DAR AL BALAD, BOSRA.
  • Dans la région de Deir ez-Zor, le site de SHEIKH HAMAD (antique Dur Katlimmu) fut transformé en un véritable champ de bataille entre déserteurs et armée régulière.
  • Plusieurs monuments historiques dans la ville de HAMA ont souffert, notamment dans ce qui reste de la citadelle ancienne.
  • Bombardement de la citadelle de HOMS.
  • Bombardement de la citadelle de Qal'at el-Hosn (KRAK DES CHEVALIERS), notamment de la grande mosquée médiéval au coeur de la citadelle.
  • Enfin, on mentionnera le bombardement massif et brutal de la citadelle d'AL-MUDIQ, face à la ville antique d'Apamée. L'armée syrienne et les forces de sécurité ont bombardé et continuent de bombarder les murailles et le reste des vestiges de la citadelle.

4 - Transformation de certains sites ou zones archéologiques en cantonnements militaires

Plusieurs villes sont concernées par ces transformations :

  • VILLES MORTES du massif calcaire de la province d'Idlib ;
  • plusieurs sites archéologiques des provinces de DER'A, HOMS, HAMA, BOSRA, etc., qui ont été transformés en campements ou en bases militaires.

Les citadelles en général ont été particulièrement touchées par ces transformations : excavations, etc.

On peut classer les cas en 8 catégories principales :

a) Des excavations ont été pratiquées dans certains tells archéologiques pour réaliser des abris destinés à protéger chars et autres pièces d’armement. Tel est le cas de :

  • TELL QARQUR et KHAN SHEIKHOUN (deux sites essentiels pour le IIIe millénaire) dans la province de Hama ;
  • TELL AFIS, creusé pour abriter plusieurs chars ;
  • TELL A'ZAZ (âge du Bronze, non encore fouillé) dans la province d'Alep, qui a vu l'installation d'armements lourds ;
  • La ville antique de PALMYRE, dans les ruines antiques, notamment à proximité des tours funéraires de la nécropole, où des chars et de l'armement lourd ont été positionnés et des casernes construites, notamment près de la grande muraille.

b) La transformation de plusieurs sites archéologiques en champs de bataille. Cela concerne surtout les VILLES MORTES entre Alep et Idlib, mais aussi plusieurs monuments historiques, tels que les citadelles de BOSRA, de HAMA et de HOMS et surtout Qal'at el-Hosn (KRAK DES CHEVALIERS).
Les déserteurs qui se réfugient dans ces lieux y sont poursuivis et bombardés.

c) Installation de chars et d'armes lourdes par l'armée syrienne dans des citadelles (position dominante), au fur et à mesure du déploiement des forces de répression :

  • PALMYRE ;
  • QAL'AT EL-MUDIQ ;
  • QAL'AT EL-MARKAB (Banyas) ;
  • dans les vestiges de QAL'AT HOMS ;
  • dans les vestiges de QAL'AT HAMA.

d) L’installation de l’armée sur les sites ou dans les monuments donne lieu à des creusements dont l'objectif est non seulement le positionnement d’armes en batterie, mais aussi le pillage. Certaines parties des villes anciennes ou certains monuments se voient aussi dégradés par le prélèvement massif de pierres ou de matériaux pour la construction du système défensif de la position.

e) Les forces de l'ordre et l'armée mettent en oeuvre une stratégie d’intimidation ayant pour but d’effrayer les populations en prenant pour cible les monuments historiques (AL-BARA, SERGILLA), idem à BOSRA, HOMS et HAMA.

f) L'armée et les forces de l'ordre ont commencé à parcourir systématiquement le LEJA et le HAURAN, ainsi que le MASSIF CALCAIRE (villes mortes) à la recherche des déserteurs : ils tirent, dégradent et traversent ruines et paysages historiques avec véhicules et chars. C'est un dommage à l'échelle de régions historiques entières, difficile à quantifier.

g) L'armée libre s’est aussi introduite dans des zones archéologiques pour se protéger et éviter les zones habitées. Un exemple notable est celui des abris rupestres de la ville de KAFR NABL près de Ma'arat al Nu'man dans la province d'Idlib.

h) L'armée, au cours du siège de certains lieux de culte (déjà mentionnés), a été la cause de démolitions (perçage de murs, sapes..).

5 - Corruption (?) de certains responsables du patrimoine

Cet aspect représente un danger majeur pour l'archéologie syrienne. C'est un fait connu de longue date, mais difficile à combattre dans le cadre d'un régime totalitaire qui choisit et met en place les fonctionnaires. Le développement de ce système de corruption est tel que certains ont créé une véritable mafia locale, dont les activités sont facilitées par la distance qui sépare certaines régions des institutions centrales sises à Damas.

Dans le soulèvement, ces fonctionnaires ont trouvé le moment propice pour faire passer des projets illégaux (construction dans les zones protégées) ou piller des sites. Dans la mesure où ils sont liés avec les services secrets, on peine à évaluer aujourd'hui l'étendue de leurs actions illicites. S'il existe des documents susceptibles de révéler les exactions commises, ils sont tenus au secret par l'administration centrale elle-même.

Ces pratiques ne sont certes pas nouvelles, mais trouvent un terreau propice à leur développement dans cette période de relative anarchie, ce qui représente un danger majeur pour le patrimoine syrien. La responsabilité directe en incombe au ministère de la Culture et à la Direction générale des antiquités et des musées (DGAMS).

6 - Fouilles clandestines

Les fouilles clandestines représentent un danger pour l'histoire et le patrimoine syriens depuis de nombreuses années. Malheureusement, les événements actuels ont accru de manière considérable ce péril. De nombreux groupes se sont attachés à mener des fouilles clandestines, à commencer par les forces de sécurité. On déplore la participation de civils à ces actions criminelles, dont les acteurs varient en fonction des régions.

Auparavant cachées, ces violations au droit se déroulent désormais au vu et au su de tous. Nous en avons des exemples avérés dans les provinces de DER'A, HAMA et HOMS.
Pire encore, les fouilles clandestines sont devenues objets de tractations : elles sont tolérées par les autorités pour quiconque accepte de se tenir éloigné du soulèvement ou dénonce des activistes. Cet aspect de la destruction du patrimoine rejoint la question de la corruption. Une responsabilité directe en ce qui concerne la progression de ces destructions pèse sur le ministère de la Culture, la DGAMS et ses directions régionales, ainsi que sur les forces de sécurité, directement impliquées dans les pillages ou les tolérant en échange d’une collaboration. Une responsabilité indirecte dans ces atteintes au patrimoine historique pèse sur les civils qui s'engagent dans cette voie répréhensible et que les autorités ne condamnent pas.

Plusieurs d’entre nous, en tant qu'archéologues et chercheurs de la DGAMS, sont parfaitement informés du fait que les forces de sécurité obligent les fonctionnaires de la Direction des antiquités, en coopération avec des civils, à faire des prétendues fouilles préventives qui sont en réalité destinées à faire la chasse aux antiquités de valeur. Nous insistons ici auprès de la DGAMS et lui demandons solennellement de conserver les archives relatives à ces demandes de fouille déposées soit au nom d'individus de la société civile, soit au nom de représentants des forces de sécurité (pour le moins 200 demandes par an, dont beaucoup sont validées par la contrainte).

7 - Occupations civiles de zones archéologiques

À la suite du soulèvement, de nombreuses personnes ont profité de l'affaiblissement de la surveillance des sites archéologiques par les instances officielles pour mettre en oeuvre leurs projets immobiliers à l’intérieur de zones archéologiques protégées.
De tels agissements sont documentés dans les régions suivantes :

  • la province de DER'A : Tell Ash’ari , Tell Umm Hauran à Nawa, Tafas, Da'al, ville antique de Sahm el-Golan, ville antique de Matta'iya, où des blocs entiers ont été prélevés pour réaliser des constructions à quelque distance ;
  • nombreux sites de la province de QUNEITRA, où la direction locale de la DGAMS a profité de la situation, en collaboration avec la mairie de Quneitra, pour faire passer des projets de constructions sauvages dans les zones patrimoniales protégées ;
  • dans le MASSIF CALCAIRE, notamment dans la province d'Idlib et celle d'Alep;
  • dans les provinces orientales : dans la zone de la Jezireh, vers HASSAKEH, notamment à Tell Hamukar et sur plusieurs sites près de la frontière irakienne ou turque ; dans la région de DEIR EZ-ZOR, notamment à Tell 'Ashara (ancienne Terqa), Tell Sheikh Hamad (ancienne Dur Katlimmu) et sur quelques sites d'époque classique de la moyenne vallée de l'Euphrate, par exemple à Raqqa, sur les sites de Sura (el-Hammam), Sheikh Hassan et d'autres pour lesquels on n'a pas encore de preuves directes.

Ces agissements ont des conséquences désastreuses. Ils sont cause de destructions puisqu’il y a transferts de blocs et de matériaux destinés à être remployés dans des constructions modernes alentour. Or, dans les villes rebelles, surtout Der'a et Idlib, la plupart des maisons antiques étant bâties en pierre, ces dernières représentent des sources de matériaux aisément disponibles. Notons qu'un certain nombre de représentants honnêtes de la DGAMS partout dans le pays ont largement signalé les dangers courus par le patrimoine syrien sans que leurs appels n'aient jamais reçu d'écho.

Conclusion

En vertu de ce qui précède, nous, les professionnels qui oeuvrons dans l’intérêt du patrimoine archéologique et de la recherche qui lui est liée, c’est-à-dire chercheurs, historiens, écrivains, intellectuels, journalistes et tous ceux que les domaines historiques et culturels concernent, nous demandons aux autorités compétentes et en particulier à l'autorité syrienne du ministère de la Culture, représenté par la DGAMS et ses directions régionales, mais aussi aux autorités internationales comme l'UNESCO, l'Union des Archéologues Arabes, le Bouclier Bleu, l'ICROM, aux musées arabes comme à tous les musées du monde, aux universités arabes comme à celles du monde entier :

  1. de prendre position vis-à-vis de la menace majeure qui frappe aujourd’hui l'héritage historique et culturel syrien ;
  2. de rappeler clairement les responsabilités qui incombent aux autorités syriennes et de condamner toutes les parties qui tirent avantage de la situation pour dilapider le fonds patrimonial national.

De plus, nous déclarons que les sites suivants sont des sites en danger majeur :

  1. les Villes mortes du Massif Calcaire, classées par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité en juillet 2011 ;
  2. la citadelle d'el-Mudiq et ses environs et le site d'Apamée, classé au patrimoine mondial de l'humanité en 1999 ;
  3. la ville de Palmyre, classée par l'UNESCO en 1980 ;
  4. Les sites archéologiques de Tell Khan Sheikhoun, Tell Qarqur, Tell Afis, Tell Sheikh Hamad, Tell Ash’ari et Tell Hamukar en particulier ;
  5. Les lieux de culte tels que les mosquées al-Omari dans la province de Der'a et les mosquées historiques de la ville de Homs.

Nous insistons auprès de l'ensemble des institutions susmentionnées pour que chacune d'entre elles accepte d’oeuvrer à sa mesure pour limiter dès maintenant les dégâts dont le patrimoine syrien est victime.

Nous demandons à ces institutions d’adresser un message clair à l'autorité syrienne, en particulier au ministère de la Culture et à sa Direction générale des antiquités et des musées, en leur rappelant la responsabilité qui est la leur en ce qui concerne la protection de l'ensemble des biens culturels syriens. Cette responsabilité s'étend aux biens meubles, telles que les collections conservées dans les musées et les archives nationales, qui, en tant que lieux placés sous le contrôle direct des autorités, peuvent être facilement protégés, contrairement aux sites sur lesquels se déroulent des combats.

Nous invitons à signer cet appel et à le faire largement connaître, pour que nos efforts réunis puissent permettre de porter un coup d'arrêt à la destruction du patrimoine syrien qui, comme il est notoire, constitue dans sa grande majorité un bien commun de l'humanité.

Cet appel est accompagné des documents suivants :

  1. Quelques photos des sites mentionnés ;
  2. Quelques extraits de vidéos des cas pour lesquels des films sont disponibles ;
  3. Des nouvelles rassemblées à partir de journaux locaux, arabes et internationaux ;
  4. Chaque site ou bien culturel mentionné dans notre appel est accompagné d’une notice générale, géographique, historique, références bibliographiques et internet ;
  5. Nous nous abstenons pour l'heure de mentionner les sources directes des informations qui précèdent pour des raisons de sécurité.

Le patrimoine archéologique syrien en danger - The Syrian archaeological heritage under threat - El patrimonio arqueológico sirio en peligro

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